© 2019 par Médiane - art & com'

DANSER LA PAIX

Projet de film documentaire proposé par

SENDRES CEDRÉS CASURIAGA

+336 815 485 41

PRÉSENTATION

DU PROJET

Sendres Cedrés Casuriaga

« La mémoire ne peut être ni diluée, ni oubliée. La mémoire est source de paix et d’avenir »
 

"Danser la Paix" sera un essai cinématographique où je me veux créatrice et observatrice à la fois de moments de Paix dans le monde, dans une démarche active et positive.

Je propose de faire irruption dans différentes zones géographiques de la planète où la paix collective est ou a été violée, menacée ou éliminée, ainsi que dans des pays dits «en Paix», mais où la violence et l’agitation quotidiennes empêchent le développement de la «paix intérieure» des habitants de ces pays ; de danser dans des lieux publics choisis et de diffuser ainsi la paix et l’envie de paix.

Le corps est le premier instrument de communication de l’être humain. Par ma performance, portant mon corps dans mes bras, je veux transmettre aux individus silence et quiétude physique… le temps de la contemplation s’impose, toute action est suspendue, les conducteurs, les piétons, les vendeurs, les soldats, les agents de police, les guérilleros, les pickpockets, les SDF, les inspecteurs... en contemplant en silence ce «corps en Paix», font la paix avec eux-mêmes et donc avec l’Univers.

Plus que jamais, je pense qu’il est indispensable de montrer au plus grand nombre, qu’il est possible d’atteindre la paix collective par la «paix intérieure».

Pour avoir fait l’expérience à Paris avec un photographe aux gares de Lyon et du Nord et à la Place de la Bastille, en fin d’intervention, ces gens qui me regardaient comme un être surnaturel, sont  venus vers nous, les traits détendus, le regard limpide et plein de lumière, n’osant pas s’approcher de moi mais remerciant le photographe de m’avoir amenée jusqu’à eux en le serrant dans leurs bras.  

Cette expérience a provoqué en moi un grand bouleversement, car j’ai été témoin de vrais moments de paix, j’ai pu sentir chez eux une certaine « paix intérieure », elle était alors palpable. J’ai créé une sorte de « paix collective » qui a duré à chaque fois 15 minutes au moins, fragmentée par tranches de 5 minutes environ … c’est énorme ! Je me suis dit : ‘‘Je veux faire ça partout dans le monde : 15 minutes de paix collective en Irak, puis en Éthiopie, à Gaza, à San Francisco, en Uruguay, en Israël, en Arménie… Parce que ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de conflits armés, que les citoyens d’un pays sont «en paix». Je constate que beaucoup d’individus des pays dits «en paix», manquent de «paix intérieure» souvent plus que ceux qui sont confrontés à des violences physiques extrêmes. Je veux partager mon expérience dans des pays «en paix» ou «en guerre», qui aient connu le génocide ou pas, qui sont dans une «paix relative» ou pas... Je veux aller dans ces grandes villes où «la paix et la guerre» se fabriquent, car je suis sûre que vivre en paix ou pas dépend uniquement de la volonté des grands pouvoirs politico-financiers mondiaux.’’

Ces
"danses pour la Paix" que je propose de faire, ce sont des enchaînements de mouvements physiques organiques, inspirés par l’environnement dans lequel j’évolue, exécutés dans une attitude méditative et communicative. La communication est essentielle dans cette démarche où je me positionne en dehors du «temps humain» qui est une convention qui régit tout dans notre réalité quotidienne, organise et délimite des espaces dans le flux de nos vies et nous vole «notre temps», ce que j’appellerai notre «Tempo», lié à notre organisme, à notre pouls. Cet « espace-temps humain» est éclaté à chaque fois que la paix est brisée, mais les gens ne récupèrent pas leur «Tempo» pour autant. Je souhaite que ces gens que je vais «croiser» à chacune de mes «interventions», en me regardant s’identifient (2) à moi et que cela les reconnecte à leur Tempo.

J’ai fait ce travail de recherche de la «paix intérieure», et maintenant je souhaite proposer aux autres de l’expérimenter.
Dans les pays qui sont en reconstruction, il faut que les gens arrivent à vivre avec ce déchirement.

J’ai eu la chance de rencontrer dernièrement Élise Boghossian, une femme médecin issue elle aussi d’un peuple ayant connu le génocide, qui soigne et accompagne des gens en zones de guerre, notamment le peuple Yézidi, cible des djihadistes en Irak, communauté monothéiste persécutée de longue date. Son exemple m’a fait comprendre combien il est important de rappeler au monde jusqu’où l’être humain peut être « brutal » quand la « paix intérieure » est absente.


"Danser la Paix" sera le film documentaire d’un périple que j’envisage pour contribuer à la Paix dans le monde en sensibilisant les gens à ça.